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Histoire de la commune de Treignac (19) Corrèze Nouvelle-Aquitaine

L'histoire de Treignac

Lors du haut Moyen Âge, les premières habitations furent construites autour des églises Saint-Martin, Saint-Léobon et Saint-Jean.

Le château de Treignac est bâti vers l'an 1000 sur un énorme piton rocheux, presque inaccessible, dans une boucle de la Vézère dénommée la presqu'île. C'est alors que naquit la ville murée, dont il reste la porte Chabirande.

Les remparts sont détruits au début du XIXe siècle. Treignac est ville libre à la suite de trois chartes : 1205, 1284 et 1438. La ville est gouvernée par quatre consuls.

Ayant subi plusieurs mises à sac au moment des guerres seigneuriales (notamment par Rodrigue de Villandrando, en 1438, d'où une nouvelle charte) et des guerres de religion lors du XVIe siècle, la ville fut reconstruite à partir de la Renaissance. Il reste avant tout que des maisons des XVIIe siècle, XVIIIe et XIXe siècles.

À l'époque de la Révolution, le château était dévasté à la suite de l'abandon par les seigneurs depuis longtemps
(cf. correspondance de François Marie d'Hautefort et de Marie Françoise de Pompadour, 1684-1695 et 1716-1747, Bruxelles, 1905).

Pour suivre un décret de la Convention, la commune change de nom pour Treignac-la-Montagne. Au milieu du XIXe siècle, le pont Finot (1824) et le pont Bargy (1840) permettent de désenclaver Treignac.

Patrimoine historique

Les personnalités
liées à Treignac

Antoine de Boisse, participa à la 7e croisade (1248-1268).

Guillaume de Treignac, VIe prieur de Grandmont (aujourd'hui Haute-Vienne), 1170.

Pierre Rodier, né à Treignac, chancelier de France de Charles IV le Bel puis évêque de Carcassonne, XIVe siècle.

Jean du Chemin (né à Treignac en 1540, mort en 1626 à Condom), XVIe évêque de Condom, humaniste, poète en langues française, italienne, latine et grecque.

Antoine de Coux (Decoux) (né à Treignac vers 1575, mort le 14 février 1648 à Condom) neveu de Jean du Chemin, est coadjuteur en 1603 puis évêque de Condom de 1616 à 1646.

Léon Vacher, homme politique né le 28 mars 1832 à Treignac et décédé le 15 juillet 1903 à Treignac.

Ignace Dumergue (1798-1830), toucheur de bœufs, mort en battant la charge avec son tambour lors de la Révolution de Juillet.

Jules-Barthélemy Grandchamp (1807-1877), militaire qui termina général.

Charles Lachaud (1817-1882), célèbre avocat du XIXe siècle. Un monument fut érigé en son honneur sur la place de la République en 1897.

Grégoire Champseix (1817-1863), journaliste, disciple de Pierre Leroux (interprète de la doctrine égalitaire du philosophe). Initié à la loge La Parfaite Union à l'Orient de Limoges en 1846.

Edouard Decoux-Lagoutte (1849-1940), premier historien de Treignac.

Edmond Tapissier (Lyon, 1861- Treignac, 1943) : peintre, lithographe et illustrateur.

Marc Sangnier (1873-1950) fondateur du Sillon et des auberges de la jeunesse en France, fils de Félix Sangnier et de Thérèse Lachaud, fille de Charles Lachaud, précité.

Famille Bonin : Claude Georges, procureur général ; Gabriel (1878-1922), procureur de la République ; Jacques (1912-1979), président de la Première chambre bis de la cour d'appel de Paris. Jean Devars (1898-1962), termina sa carrière de pompier à Paris comme colonel.

Jean Alambre (1946-) Écrivain et auteur compositeur interprète ; son pseudonyme est un emprunt fait à la rivière du même nom : l'Alambre.

Daniel Borzeix (Le Monteil, village de Treignac, 1942), instituteur, écrivain, éditeur (éditons Les Monédières, éditions de l'Esperluette), 3e historien de Treignac.